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14 juin 1994 " ... Sous Balladur, Pasqua ; sous Pasqua, Villiers ; sous Villiers, Le Pen. Ce Balladur, tellement distingué, tellement club, c'est un club-sandwich. Pas faim. " 15 septembre 1994 " ... Au point où il en est, il finirait par avouer que c'est Lui qui a dénoncé Jean Moulin à Klaus Barbie, je dirais ben voyons, moi, je le savais depuis longtemps, vous me prenez pour un con ou quoi, il me l'a dit, à moi, en 83, pendant une promenade qu'on faisait tous les deux dans la forêt de Latche... Vous avez remarqué, depuis quelque temps, - ça m'énerve ça! -, on ne rencontre que des gens qui SAVAIENT... Des journalistes, surtout... Et de gauche en plus... "Oh! qu'il est candide, moi, tout ça, je le savais depuis longtemps!..." Ah bon ?... Et pourquoi tu l'as pas dit plus tôt, alors, Ducon ?... "

"Vouloir définir l'humour, c'est prendre le risque d'en manquer", dit Guy Bedos qui, dans la plus pure tradition des moralistes, a toujours cultivé l'art de la formule, le sens de l'aphorisme et le goût de la réplique cinglante. Dans ce livre sont rassemblées les pointes les plus drôles, les plus féroces, les plus piquantes qu'il a essaimées durant toute sa carrière sur scène, à travers ses sketches et dans les médias.
Que ce soit lui-même, ses contemporains, dont il dresse dans un dictionnaire acide quelques portraits au couteau, notre société, la politique ou quelques grands thèmes philosophiques, comme l'amour ou la mort, rien ni personne n'est ici épargné. Si, comme il l'écrit, "l'inverse de l'humour, ce n'est pas le sérieux, c'est la soumission", c'est l'autoportrait de l'un de nos plus grands insoumis que trace cet ouvrage.
"J'ai horreur des gens qui parlent pendant que je les interromps." -

Après s'être longtemps, sur scène, caché derrière des personnages, Guy Bedos a décidé de tomber le masque pour se mettre lui-même sous les projecteurs. Dans ses longs monologues, il évoque, bien sûr, la politique, mais aussi sa jeunesse, sa famille, sa vie amoureuse, sa vie professionnelle, ses angoisses, l'âge, la mort. Réunis pour la première fois en volume, ces textes à la première personne nous proposent à la fois le portrait au couteau de notre société et l'autoportrait en clair-obscur d'un de ses observateurs les plus féroces. Qu'il s'agisse du 11 septembre 2001, de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles, des croisades de Georges Bush Jr, des nouvelles vedettes de la chanson, de ses premières expériences sexuelles, ou encore de la psychanalyse ou du suicide, c'est un Guy Bedos différent que révèle cet ouvrage, beaucoup plus complexe qu'on veut parfois le croire.

Pour la première fois, Guy Bedos écrit à la première personne l’histoire de la personne la plus importante de sa vie : sa mère. Leur histoire, leur lien. Sa haine et son amour. C’est un livre qui plaira à tous ceux qui l’aiment mais aussi à ceux qui ne l’aiment pas. Mémoires d’outre-mère nous font découvrir un homme écorché à vie, un blessé grave qui n’a pas trop envie de guérir et surtout et enfin, ce n’est pas lui qui le dira, un écrivain.

Du grand art, Bedos dans tout sa splendeur comme on l'aime... Comme il le dit si bien: "L'humour, c'est aussi une façon de résister." ou encore mieux "C'est dans le regard des gens de droite qu'on s'aperçoit qu'on est de gauche."